FRANCE : ENGUEHARD/SAVARY Thierry & Aline

FRANCE : ENGUEHARD/SAVARY Thierry & Aline

1983. Thierry Enguehard achète son premier pigeon voyageur.

2007. S'installe à Saint-Germain-le-Vasson.

2011. Obtient un double prix en championnat du Calvados et en fédéral.

Avec ses pigeons voyageurs, Thierry Enguehard est sur un petit nuage. Et c'est avec une joie non dissimulée qu'il caresse du regard les deux trophées trônant sur le buffet du salon. Il vient tout juste de les ramener d'une cérémonie organisée samedi soir au casino d'Ouistreham, au cours de laquelle il a pu monter sur la plus haute marche. « Cette année, j'ai terminé 1 er du Calvados, sur 805 pigeons et 1 er en fédéral sur 1 200, en classe yearling (pigeons d'un an, NDLR) sur Marsac, 429 kilomètres », explique le colombophile.

Cette réussite est le fruit d'un travail quotidien, particulièrement prenant la moitié de l'année, mais aussi d'un état d'esprit d'un amateur passionné qui « joue pour la gagne. » Il n'en a pas toujours été ainsi. « Mon intérêt pour le pigeon voyageur date de 1983, suite à la lecture d'un article dans la presse locale », se souvient Thierry Enguehard. Mais l'élevage, à Montchamps où il habitait alors, demeure modeste et sans ambition.

D'autant que le jeune homme en pince aussi pour le vélo, jusqu'à devenir champion départemental en 3 e catégorie. Colombophile « par intermittence », il n'en obtient pas moins des résultats encourageants à la fin des années 1990, « en demi-fond sur des distances de 300 à 450 kilomètres. »

C'est à partir de son arrivée à Saint-Germain-le-Vasson, en 2007, qu'il prend un nouvel envol. Il y est venu avec ses « souches personnelles pour monter un bon colombier ». Aujourd'hui, c'est sentencieux qu'il déclare : « Celui qui a la passion du pigeon revient au pigeon », ou encore : « Le pigeon c'est un sportif de haut-niveau qu'il faut connaître et savoir préparer. » De ce point de vue, Thierry Enguehard et sa compagne qui a pris le virus, paient de leur personne. « Il faut compter une demi-heure par jour pour l'entretien du colombier l'hiver, mais deux heures et demies à trois heures d'avril à août. »

A l'entretien quotidien des locaux, il faut ajouter la nourriture constituée d'un mélange d'une dizaine de graines, de l'insecticide de temps en temps, la peinture du colombier une fois par an... Tout cela « par amour du pigeon et pour le voir rentrer après des centaines de kilomètres parcourus ». Thierry Enguehard a fait quelques émules dans sa commune. Des jeunes principalement, auxquels « il donne des pigeons pour démarrer leurs élevages ».