FRANCE : SAMIER Hervé

FRANCE : SAMIER Hervé
Hervé remporte l'AS Pigeon Européen 2014. Toutes nos félicitations pour cette magnifique performance!!!!

Extrait du Journal "La France Colombophile" du 19/10/2013

Le meilleur des cinq dernières années

Le meilleur des cinq dernières années

A Senlis-par-Fruges, Hervé Samier est à la tête de la meilleure colonie 2009-2013 sur les doublages français des concours internationaux. En 2013, il se classe 4e de la Coupe d'Europe !

Prenez les championnats généraux des cinq dernières années sur les internationaux français. Retournez-les dans tous les sens. Comptez, recomptez et vous vous apercevrez que la photo finish n’est pas nécessaire pour dégager la meilleure colonie française de grand fond de ces cinq dernières éditions. Loin devant, Hervé Samier est le meilleur : champion de France en 2009 (1er aux cinq premiers inscrits à la Coupe d’Europe), 26e en 2010, puis 5e en 2011 (3e aux cinq premiers inscrits), 5e en 2012 (1er aux deux premiers inscrits, 2e aux deux premiers inscrits à la Coupe d’Europe, vainqueur du Master AIF), 4e en 2013 (2e aux 2 premiers inscrits) ! Une domination incontestable, dans la durée, devant de prestigieuses colonies françaises comme les frères Duquenoy, les Christophe Clabaux, les Tantart, Dhinnin, Michel Dubois, Pascal Duflot, Géry Etuin, Christian Roman, Jack Gruson, Ledoux P&F, Serge Oboeuf, Jérémy Van den Abele, Eric Vanacker, pour ne citer que les plus réguliers du top 30 français de 2009 à 2013.

Une réussite de premier plan. C’est une vérité de la Palice : pour toujours figurer en tête des championnats, il faut des réussites aux concours allant bien au-delà des 25% réglementaires. Hervé Samier affole véritablement les compteurs, avec systématiquement des pigeons sur la première page du classement national, si ce n’est de l’international. Trois exemples parlants sur la saison 2013, rien que pour les prix de tête : Pau (2e national derrière Philippe Odent, puis 88e, 92e), Narbonne (45e, 51e), Perpignan (53e, 80e). Pau 2013, ce sont trois prix sur cinq, Marseille 4/5, Saint-Vincent inter 4/5, Narbonne vieux 3/8, Narbonne yearlings 4/8, Perpignan 3/9. Et que dire de Barcelone, 7/10 à l’international, avec une équipe de novices : neuf des dix pigeons engagés découvraient l’étape espagnole ! A ces joutes internationales, il faut ajouter les autres concours de grand fond de la saison 2013 joués par Hervé Samier, ceux des ALC-CALC : 3/8 sur Saint-Vincent vieux, 7/8 sur Saint-Vincent yearlings, 3/4 à Bayonne, 3/6 sur Toulouse.

Une culture pour le grand fond. Vous avez beau être le meilleur soigneur du monde, de telles performances à plus de 800 km ne sauraient se répéter de saison en saison sans une souche d’exception, qu’Hervé Samier construit depuis 1995. La colonie est basée sur une dizaine d’oiseaux hors pair, dont la plupart a un point commun : après avoir été parmi les meilleurs voiliers du Nord-Pas-de-Calais et de France, ils sont devenus des géniteurs de talent.
Le premier pigeon qui compte dans les succès de la dernière décennie est sans conteste le Bague en or 1999, le 666574-1995, qui a enlevé quatre premiers prix au dépôt d’Auchy-les-Hesdin, qui s’est classé sur la même saison 20e national sur Pau avant de voler la tête sur Dax et Perpignan. Le Bague en or (deux de ses fils sont toujours à la reproduction) a notamment donné l’As franco, le père du Crack, 9 prix sur 10 aux internationaux. Primé en 2011 sur Barcelone, Marseille et Perpignan, le Crack est par ailleurs un petit-fils du Bonnaert (Daniel), autre pigeon de base de la colonie. Le Bonnaert a, entre autres, produit le 2e national Pau 2013 et la Marron, 2e national sur Pau 2006 ! Notons que le père du Bonnaert a volé la 16e place sur Barcelone 2000, et que la grand-mère du Bonnaert s’est classée 5e du championnat du monde Versele-Laga en 1997 (cette femelle est une fille du 1320-1994, 13 prix sur les internationaux). Un autre fils du Boonaert s’est imposé à la reproduction, le Victoria qui a réalisé deux fabuleux triplé : Victoria, Saint-Vincent, Langon, puis Pau, Tarbes, Perpignan !
Dans le 2e national 2013 de chez Hervé Samier, coule un autre sang de base de la colonie, celui du Vichy-Marseille, ici croisé avec du Eric Vittel. Le Vichy-Marseille est le grand-père de la Barcelone II, reproductrice de base, qui est par ailleurs une fille du Victoria, une petite-fille du Bonnaert…  La Barcelone II est une femelle de référence avec la Barcelone I, issu du Vieux Papy Dax et de la Grumay, du Sylvère Toye. Un produit de la Barcelone I avec le Vichy et une macotte Cuffel (lignées Kurvers Fruitier x Tantart) tombe deux fois premiers au colombier en 2013, sur Saint-Vincent (149/2.541) et Perpignan (53/3.273).
Ces dernières années, quelques introductions ont également fait souche et confirmé au voyage. Citons par exemple le Noir Pautler, un fils du premier national Pau 2006 : dans ses veines, les sangs de Seegmuller, Kipp et Matterne. Hervé Samier a également travaillé avec succès un Roux Anthony Burlion, la lignée de l’as pigeon européen d’Anthony Burlion. Une fille du Roux Burlion, la 245019-11, devrait par exemple être l’une des futures stars du colombier Samier. En 2012, à l’âge d’un an, elle se classe sur Saint-Vincent du Calc et Narbonne yearlings, deux joutes à plus de 800 km. Puis cette année, en 2013, à simplement deux ans, elle tombe cinquième du colombier sur Barcelone international.
Autre introduction qui apporte des satisfactions : celle du notaire Jan Dons, avec les merveilleux sangs du 1er national Barcelone Belgique 2001, des Aarden, du Klein Tee, des Carteus, des Wijnands.
Les pigeons joués à fond. Chez Hervé Samier, les pigeons de jeu ne chôment pas ! En saison, la colonie est composée de 80 pigeons de jeu. Dans ce nombre, on trouve les vieux, les yearlings, les femelles et les arrière-saisons.
Hervé Samier a la particularité de réussir aussi bien avec les mâles qu’avec les femelles. Les mâles sont joués au veuvage classique : la femelle est présentée une demi-heure avant le grand départ, sans qu’il n’y ait de contact. Hervé Samier recherche des veufs très calmes. Pour ce qui est des femelles, seize dames sont logées dans le même colombier. "Elles font ce qu’elles veulent", précise Hervé Samier. En début de saison, elles sont jouées sur tous les concours de vitesse pour qu’elles se fassent de l’aile. Puis Hervé Samier cherche à profiter des rapprochements, en passant des œufs becqués. Ainsi, les femelles sont engagées le plus souvent possible sur un petit jeune. "Il arrive que trois femelles couvent dans le même plateau", confie Hervé Samier.
Pour les adeptes de femelles jouées au naturel et colées au nid, le plus difficile est souvent d’assurer de belles volées entre les concours. Hervé Samier n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi, en saison, il impose trois volées à ses femelles, le matin, le midi et le soir. Les mâles comme les femelles ne sont jamais entraînés entre les concours. "C’est certainement une erreur, notamment entre Barcelone et Perpignan."
Les yearlings découvrent au plus vite la vie de grand fondeur ! Les 1 an sont ainsi engagés sur un concours de 800 km, voire deux. "Cela ne sert à rien d’attendre", juge Hervé Samier : "si c’est un vrai marathonien, il sait le faire à un an, puis répéter à deux ans, à trois ans…" Les 18 mois ne sont pas non plus ménagés. Leur première année de jeu, ils sont lancés jusque 500 km, puis sur Narbonne, Saint-Vincent ou Perpignan à 18 mois.
Jamais d’élevage en début de saison pour les veufs. En fin de saison, les voiliers sont séparés en novembre. Mais il est déjà arrivé que cela se fasse en décembre, voire à la mi-janvier. "Cela dépend de la météo". En début de saison, ils sont accouplés en avril et n’élèvent jamais : les premiers concours de vitesse sont joués au naturel.
Le schéma alimentaire est celui généralement pratiqué dans une colonie de grand fond. Au retour, pendant deux jours, les pigeons ont un repas léger avec très de peu de maïs et de pois. Puis la ration est progressivement enrichie pour finir sur une ration de sport les quatre derniers jours. Les pigeons sont nourris à satiété, mais jamais à volonté. A noter que pour les trois à quatre derniers jours avant la mise en loge, les pigeons ont le droit à une poignée de mélange dessert après chaque volée.
Côté médication et compléments alimentaires, la simplicité est de prime. Dans le jardin qui fait face au pigeonnier, les voiliers trouvent toute la verdure désirée. Pour ce qui est des traitements, tricho pendant cinq jours avant le démarrage puis rappel de trois jours tous les trois à quatre semaines. Rien de plus : "en 2009, une saison où j’ai cartonné, j’avais traité au Baytril. Je ne l’ai plus fait et les résultats ont continué d’être bons. Pour moi, ce qui est important, c’est d’éviter la surpopulation au colombier."